le jour où on enterre les morts, les gestes les plus insignifiants du quotidien deviennent sacrés, car ils sont cette vie que l'on ne voit jamais, cette vie vibrante et magnifique, ce courage d'exister malgré le vide qui nous cerne, le vide qui nous piège...
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De sa fourrure blonde et brune Sort un parfum si doux, qu'un soir J'en fus embaumé, pour l'avoir Caressée une fois, rien qu'une. C'est l'esprit familier du lieu; Il juge, il préside, il inspire Toutes choses dans son empire; peut-être est-il fée, est-il...
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Une civilisation qui s’ennuie est dans la pire des situations possibles car dans l’ennui qui la ronge, la barbarie elle-même finit par lui sembler un divertissement, et les forces qui la menacent ne sont alors pas plus prises au sérieux que les bouffonneries...
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Il est des vers, dans Les Orientales de Victor Hugo, qui valent bien la compagnie d’une femme. J’y ai trouvé des douceurs et des parfums qui prenaient la forme d’un corps et la lumière d’une âme. A quoi bon, après ça, chercher encore ? Ariya S. Blog...
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les buildings de verre ont le pouvoir de réédifier ceux de pierre et de dédoubler la puissance verticale des rues ; résonance d'architecture dans les hauteurs, dans les vertiges silencieux des bleus du cielPierre CressantBlog Havre Lumière
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Je passe le plus clair de mon temps à rêver, et le plus sombre, à maudire. Deux façons différentes d’avouer que je suis à l’étroit dans l’existence. Ariya S. Blog Hypnos
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Mais lui goûtait une volupté suprême précisément là où les âmes ordinaires s'effondraient; dans la solitude, au sein de ces espaces où l'autre versant humain ne rencontre habituellement qu'ennui et torpeur, il trouvait quelque chose de semblable à la...
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tout me ramenait à mes vingts ans effroyablement, chaque pensée, chaque image, chaque musique, partout ces images mortes et devant je ne voyais plus rien ; la perte de la jeunesse n’est rien à côté de celle de la perte du présent Pierre Cressant
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juste avant l'arrivée de l'angoisse, aimé me redire soudain combien t'aimer a été doux mon amour, cette scène qui se situe dans l’espoir et la douleur jusqu’au scalpel de la répétition ; l’évocation de la tendresse sait si bien se confondre point par...
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Octobre glorieux sourit à la nature. On dirait que l’été ranime les buissons. Un vent frais, que l’odeur des bois fanés sature, Sur l’herbe et sur les eaux fait courir ses frissons. Forêt verte qui passe aux tons chauds de l’orange ; Ruisseaux où tremble...
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