deux villes ici se côtoient et s'ignorent, celle d'en bas et celle des hauteurs et rien ne semblent apparemment les relier ni les unir ; ceux qui pratiquent celle d'en bas ne s'inquiètent absolument pas de ceux qui résident dans celle d'en haut, chacun...
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Dans des lieux vastes et inconnus,tu me prends…Ta peau, la douce route,ton toucher me guide.Je suis transpercé par ton regard tendredans mes yeux…Je ne peux pas respirer,Je me sens si faible et pourtant si énergique…complètement dirigé par ta puissance.Tu...
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Le langage est une corde,finement enroulée et nouéeautour de nos corpsà partir du moment où nous sommes nésjusqu'au jour de notre mort. Pourquoi ne l'utiliserions-nous pas,tirez-la fort et tournez-la,cousons-nous les uns les autresavec notre voix ou une...
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Le temps que met de l'eau à couler de ta main, Le temps que met le coq à crier le soleil, Le temps que L'araignée dévore un peu la mouche, Le temps que la rafale arrache quelques tuiles, Le temps de ramener près de moi tes genoux, Le temps pour nos regards...
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à chair de fleur de ton espoir, l’instant ancien exhumé, son territoire antique qui laisse apparaître une ouverture, ce bel éloignement dans la distance du tremblant ; le passé est une terre qui ne cesse d’affleurer sur la mer des incertitudesPierre...
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Les nuits d'été, le monde se déplace à portée de voixsur l'autoroute avec son bruit ininterrompuparfois une sirène occasionnellequi nous donne des frissons.Parfois, par des nuits claires et calmes,des voix flottent dans notre chambre,lunaires et fragmentées,comme...
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vous que j'ai jadis, dans mes bras, chéri, vous qui m'avez dans leur portée connu, reconnu, aimé, petits trésors de vie à peine éclose ; c'est à vous de chérir désormais dans les bras de vos souvenirs cette image inconsciente de mon amour profond et lointain...
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Je suis venu tard à l'amour des oiseaux. Pendant des années, je ne les ai vus que comme un tremblement au bord de la vision. Ils connaissent la souffrance et la joie dans des états simples qui ne nous sont pas possibles. Leurs vies s'accélèrent et se...
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J'ai respiré la chair du monde et le monde dansait en moi, j'étais à l'unisson de la sève, à l'unisson des eaux courantes, de la respiration de la mer. J'étais plein du rêve des plantes, des collines ensommeillées comme des femmes après l'amour.Jean...
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Ne reste que parmi les amoureux, des autres éloigne-toi. Bien que ta flamme embrase le monde, Le feu meurt par la compagnie des cendres.Rumi
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