Même le petit serpent a du venin[...] Même la petite vérité sauve son possesseur. Même le petit mensonge cause le malheur de celui qui le dit. Même le petit souci brise les os. Même la petite joie fait vivre le cœur. Même la petite rosée fait vivre le...
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à Venise tout est île et souvent selon les lieux où nous sommes nous l’oublions, nos pieds croyant d’instinct en l’indistinct des terres, la force architecturale de l’urbain qui permet à l’insulaire de copier à la perfection la terre continentale, l’île...
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Le vent d'été souffle dans l'herbe la lumière faiblit souffle dans l'herbe à côté de la route dentelle de la reine Anne * me rappelle une autre route je l'ai parcourue au Japon battant sur le tambour lotus nous nous sommes arrêtés et nous nous sommes...
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C'est un peu comme si tu étais alcoolique et que tu arrêtais de boire, mais tu vis le reste de ta vie dans un bar. Tu es dans le bar, mais tu n'es pas vraiment à ta place parce que tu ne bois plus. L'éveil, c'est un peu comme ça, comme se dégriser mais...
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ton regard, infernal et divin, Verse confusément le bienfait et le crime, Et l'on peut pour cela te comparer au vin. Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore ; Tu répands des parfums comme un soir orageux ; Tes baisers sont un philtre et ta bouche...
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Cela fait cent ans qu’une femme m’attend dans une ville. Nous étions penchés sur la même branche, sur la même branche nous en sommes tombés, nous nous sommes quittés entre nous tout un siècle dans le temps et dans l’espace. Cela fait cent ans que dans...
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jouvence dans le spectacle les feuilles abondent la fouille du regard comblée suspendue à l'espace lumière fourmillement de vert par dessous le bleu net et franc dans un désir d’immobilité et d’engourdissement Pierre Cressant
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Vous m'avez montré la brise de mer, vos cheveux dansaient avec le vent. Dans votre carnet de croquis posé sur vos genoux, il y avait tout votre cœur. Et devant nous ce chat si doux sur ce rocher si dur… Lui tout en noir et blanc sur fond d'Azur… Comme...
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Leur vie n’avait été qu’une espèce de danse incessante sur une corde tendue, qui ne débouchait sur rien : une fringale vide, un désir nu, sans limites et sans appuis. Ils se sentaient épuisés. Ils partaient pour s’enterrer, pour oublier, pour s’apaiser.Georges...
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cette année les tilleuls sont tellement touffus qu'ils ne laissent voir dans la perspective ouest de l'allée que la colonne blanche de pierre astronomique et renaissante de Catherine de Médicis comme si celle-ci se situait à l'orée d'une véritable forêt...
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