Jamais on ne pourra oublier le lieu d'un bel amour, le décor d'une joie profonde ou le contexte d'une tendresse. C'est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine. Bernard Arcand.
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d’ici je pouvais m’oublier de vivreje ne m’écoutais plus avancerje pouvais transférer, transposer, je pouvais quitter mon peu d’existencele peu de réalité qu’il me restait encore à admirernoyer mon existencem’en remettre à la lumièrePierre Cressant *...
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Mon amour mon nombre d'or Beau ramoneur de ma brume Beau maraudeur de ma nue Noue en bordure de ma demeure un bandeau brodé d'aurore Georges Perec
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la neige aux lumières incertaines me revient toujours un souvenir lancinant de neige lorsque je la revois tomber tous les ans, un souvenir qui ajoute des images au réel, qui ajoute de la lumière à la neige, qui lui transmet un air de fête, une petite...
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Passager immobile l'arbre n'a que le vent pour envisager ses destinées lointaines Le vent voit plus loin que l'écorce là où le regard ne glisse pas Simple souffle entre ciel et terre il voit les vies au-dedans d'elles-mêmes Si loin de la mer et pourtant...
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La démocratie se meurt ... Comme un espoir s'élève CRI, d'un peuple affamé La soif de liberté Insoumis dans la nuit Ce CRI qui resplendit Aux murs de la cité Aux fenêtres ouvertes Comme oreilles offertes Un vent de liberté Pour notre dignité S'abat sur...
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La maison de Manon est rouge, Comme le vent, comme la terre. Elle l’a repeinte avant-hier Pour qu’enfin sa vie grise bouge. Mais autour d’elle elle a perçu La réprobation du village Car il n’est vraiment pas bien sage De jouer à l’hurluberlue. Elle a...
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l'ombre des arbres reflétés par les eaux d'un étang qui m'apparaît juste avant celle de la ville où règne soudain comme une évidence de Bretagne, les toits d'ardoise multipliés vers son centre, cette matière azur sombre qui fait écho aux nuances profondes...
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Chaque faux pas me guideVers le vraiCelui qui me ressembleComme deux gouttes d’aubeQui ont le goutDe bras défendus Je vais d’où je viensNulle part et partoutHors des frontières du vide de sensEt des images uséesJe vais, je visMarlène Tissot (extrait)
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moment délicieux où les façades blanc crème passent subrepticement à la lumière sans annonce dans le ciel de neige et puis rejoignent à nouveau leur teinte d'hiver, leur sommeil langoureux figé dans le froid ; belle annonce de soleil, belle annonce d’ombre...
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