Nul ne possède rien. Des mots peut-être. Des gestes à peine esquissés. La pluie d’automne et les flaques où sautent les enfants, leurs rires quand l’averse redouble, le goût de cendre dans la bouche des tous premiers baisers. Lionel Bourg
Lire la suite
Tu es la racine Ô ma fille qui te nourris Du sol profond Tu es la racine mon fils Tu soulèves la terre Qui t'écrase Et toi promeneur qui te Promènes dans Les couronnes de fleurs Apprends que la marche Est une façon De danser Que t'enseigne l'abeille Quand...
Lire la suite
flottant dans la boue comme portée par elle, un cimetière d’invisibles arbres, troncs par milliers toujours droits qui ont connu les soleils d’autres siècles, qui possèdent désormais le haut destin de soutenir la ville entière ; une ville debout permis...
Lire la suite
… Que restera-t-il de la collision Après l’embrasement que lira-t-on dans les cendres ? La chair S’est détachée de la chair Arbre déraciné l’homme gît auprès de la femme Abdellatif Laâbi (extrait)
Lire la suite
à la différence de toutes les autres villes, les murailles de Venise sont de lumière, lumière que l’on traverse dans un cri de douleur lorsque l’on quitte la ville ou bien dans une fulgurante douceur lorsque l’on arrive Pierre Cressant
Lire la suite
Une seule musique me rassurecelle de la vague à mes côtésPour la traverséeelle sera mon guide Dans les plis étoilés de la mertremble la mémoire :une îleun récif aux allures de pégase Lieu sans exilAu largeun songe nous attendLa nuit connaît l’issueDenise...
Lire la suite
De la plagej'ai ramenéune petite fleur d'oranger turquoisenée des amours du soleil et de la pierre J'y retourneraichaque matinpour ramasser des galets que je peindraipour toi aux couleurs chaudes de l'été Je les déposerai sur le muret à l'ombredu feuillage...
Lire la suite
seconde séquence du printemps, immanence de jasmin par delà les murs de briques le travail régulier du soleil qui s’exprime le soir venu dans l’air lent et léger des calle porté par l’alanguissement de toute la ville Pierre Cressant
Lire la suite
Attendre c’est tendre. Est tendre de s’attendre, de s’étendre de tendresses. Entendre des tendresses. Se teindre de tendresses. De tendre est-ce s’étreindre ? Tendre c’est d’attendre de s’étreindre. D’attendre se teindre. Se tendre d’attendre. D’attendre...
Lire la suite
Chaque fois que ton cœur craque, tu prends ton dé, ta trousse et tes aiguilles : des mots encore avec des mots, bouts de bois, cabanes d'enfants, excès, accès de ciel, fièvres d'encre, une convoitise de bleu, sa mélancolie de jupes claires ; tu es l'ouvrier...
Lire la suite