Allongée sur le ventre paraissait s'étirer. Elle offrait bras et jambes à tout vent. Je crus voir à sa place un insecte iridescent. Soudain elle se releva d'un bond, telle une magnifique sauterelle, pour redevenir aussitôt une simple femme nue lorsqu'elle...
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où sont mes ailes de lumière la vie est une vipère sans fin autour de mes épaules mon coeur brûle une source de larmes et de glace qui ne parle ni aux anges ni aux femmes les mots sont trop lourds sous leur peau éphémère du fond des heures gravite un...
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et pourquoi les arbres ne seraient-ils pas eux aussi doués de mémoire, dans le souvenir des saisons qui les ont précédés, leur feuillage éclatant qui se souvient des couleurs des années anciennes, qui en serait la preuve ? Pierre Cressant
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Tu enjolives et tu brodesC'est d'la dentelle, du falbalaD'épisode en épisodeOn ne sait plus c'que tu dis làL'idée bavardeL'idée se fardePuisque tu jouesEt tu déguises toutTu mensJe ne sais pas pourquoiMais je le sensMaurane
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Le diamant noir de tes petits yeux mouillés. Carbone d'étoile. Ton front las. Et les minuscules rides qui forment des rivières au bord de tes paupières. Tes mains qui fouillent dans la lumière, qui construisent le jour, consolident le nid, nous donnent...
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la musique qui serait comme avancer dans des chambres de notre espritdont nous ignorions l’existence, pénétrer dans les appartements du temps suspendu où le temps fait silence ; la musique est un guide qui permet de découvrir toutes les pièces du château...
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J'ai mal à l'âmeMais je vis Madame Je visalors j'écris J'écrisdoncje suisJe suisdonc je jouis EncoreMadame Je jouisdu droit d'écrireJe jouisdu droit de vivre Ecrire et vivre sont des actes d'amour.Marc Alexandre Oho Bambe
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devenir adulte c'est s'éloigner peu à peu de la terre, se sentir au dessus d’elle pour l’ignorer la plupart du temps, les enfants eux qui ne la quittent guère, terrain favori de leur jeu, cette terre sur laquelle un jour on finit par trébucher pour la...
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Il est temps que je parte. Je connais un pin qui se penche sur la mer. À midi, il offre au corps fatigué une ombre mesurée comme notre vie, et le soir, à travers ses aiguilles, le vent entonne un chant étrange comme des âmes qui auraient aboli la mort...
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D'où vient cette tendresse venue d'on ne sait où doux croisement de mots imprévus que la peau réjouie en oublie ses faiblesses goûter des jours bonté des nuits à la poursuite des heures sous l'épiderme du quotidien oser la douceur oser la tendresse mais...
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