Notre temps, c’est bien évident, n’est pas fait pour la poésie. Jadis on aimait l’océan, la nature avec frénésie. Nous ne sommes qu’un peu de terre, et face au pire, corps à corps, nous ne luttons pas pour bien faire mais pour ne pas tomber encor plus...
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Pour mieux retrouver la forêt, j'ai ralenti mon pas.Ainsi j'entends mieux les bruits invisibles, frêles échos du silence. Chacun de mes pas a quelque chose à raconter.Chaque frôlement de feuilles a son mot à dire. Le plus souvent, sur mon banc, mon livre...
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Elle rêve parfois d’un homme à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m’aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n’aurait pas peur des larmes derrière son...
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Il est des voix féminines qui agissent sur le corps entier de celui qui les écoute et sur ses sens les plus secrets ; qui courent sur vous comme des attouchements ; effleurent vos lèvres et creusent vos flancs ; caresses plutôt que sons… Romain Gary
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Oeuvre de Francine Van Hove Le soleil brille. Les rayons traversent la ville comme des rouleaux compresseurs. Ils sont lourds et opaques et quand ils happent les passants on ne voit plus rien après. Certains s'empressent de disparaître au hasard d'une...
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La vie, c’est comme un tour de magie. Quand on est enfant, on ne voit que le devant de la scène. C’est fabuleux, on s’émerveille, on se pose des questions, on a envie d’en savoir plus. Et puis, on grandit. Peu à peu, les coulisses se dévoilent, on réalise...
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La meilleure choseque j'aie vue dans ce monde fut le ciel, la meilleure chose que j'aie entendue dans ce monde fut le silence, la meilleure chose que j'ai connue dans ce monde fut la solitude. Jan Zábrana
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S’il faut rendre compteDes beautés du monde,On n’oubliera pasLes moulins à vent Que le vent détraqueEt qui nous oublient Pour le vent, l’aurore et la liberté.Guillevic
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Tu cueilles dans ta maindes morceaux d’horizonqui s’éparpillent sur le cheminqui mène à ta maison Vagabonde de mes songesje te vois quand tu longesla clairière de mon sommeilpar des nuits sans soleil.Jean-Baptiste Besnard
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J’ai aimé ces endroitsOù le soleilsecrètement se laissait caresser. Où étaient passées des lèvresoù les mains avaient couru innocentes,le silence brûle. J’ai aimé comme on brise la pierre ;comme on se perddans l’insensible floraison de l’air.Eugénio de...
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