Reviens souvent et prends-moi, sensation bien-aimée, reviens et prends-moi quand la mémoire du corps se réveille, quand un ancien désir passe à travers le sang, quand les lèvres et la peau se souviennent, et que les mains croient toucher de nouveau… Reviens...
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C’est vous, quand vous êtes partie, L’air peu à peu qui se referme Mais toujours prêt à se rouvrir Dans sa tremblante cicatrice Et c’est mon âme à contre-jour Si profondément étourdie De ce brusque manque d’amour Qu’elle n’en trouve plus sa forme Entre...
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La pluiele tonnerrele plaisirle riretout ce qui éclateporte en luiune sorte de printemps J'ai hâtecamé du printemps que je suisde sortirde cette infernale crise de manque jacques dor
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Sauts endiablés des sauterelles entre leurs pas dans les herbes sèches le chemin est court jusqu’à l’étang pour la fille s’en allant rejoindre celui qui posa dans la nuque offerte sa barbe en désordre sa bouche d’armoise et ses doigts de gui. Comme ils...
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Peut-être qu'il y a une leçon à retenir là-dedans ; ce n'est pas l'objet de nos désirs qui traverse le temps, mais le désir en soi, le fait de tendre constamment le bras, d'espérer, de nous languir, d'appeler à soi ce qui est hors de notre portée. Notre...
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Elle est noyau figue pensée Elle est le plein soleil sous mes paupières closes Et la chaleur brillante dans mes mains tendues Elle est la fille noire et son sang fait la roue Dans la nuit d’un feu mûr. Paul Eluard
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Tu rouleston ennuisecouépar les vaguesPetit galet Faisle dos rondUn jourviendra Bruissementsde pas légersEt une maindouce…Inconnu
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Dans toute histoire d’amour, il y a ce point d’équilibre où l’on se tient un seul instant, dont ensuite reste à jamais la nostalgie, et à partir duquel on surplombe soudain tout le temps de sa vie. Le passé semble alors tout entier derrière soi. C’est...
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Nous sommes faits de plusieurs vies.Mais nous n’en connaissons qu’une.Nous la vivons sur la scène de l’existence.Elle est notre peau, notre identité officielle. Mais les autres ?Ah, il vaut mieux ne pas y toucher !Elles se déroulent sur d’autres plans.Ce...
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Quand je viendrai m'asseoir, dans le vent, dans la nuitAu bout du rocher solitaire,Que je n'entendrai plus, en t'écoutant, le bruit que fait mon coeur sur cette terre,Ne te contente pas, Océan, de jeter sur mon visage un peu d'écume …D'un coup de lame...
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