Comme l'œil l'âme est nue. Seul le corps comme un vieil habit est emporté dans la mort. L'âme, eau, nuage et sommet des arbres continue son chemin. Nul besoin d'inventer des cieux, des anges et des enfers. L'âme se survit, ombre sans drapeau, ni secte....
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Les kiangs, cousins des chevaux, n'avaient pas subi l'indignité de la domestication, mais l'armée chinoise les avait massacrés pour nourrir l'avanc ế e des troupes, il y a un demi-siècle. Ceux-là étaient des survivants. Nous distinguions leur chanfrein...
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Mes forêts sont le bois usé d'une histoire que racontent des lunes tenues à bout de bras quand s'approchent la nuit et le hurlement de nos peurs mes forêts sont la mise en terre de vagues immenses et de mots que je ne reconnais pas Hélène Dorion
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Je n’entends pas le loup il devrait hurler à la lune qu’ébrèche le ruisseau mais il ne vient plus boire comme si la saison était brisée comme si de longues blessures et le silence et la solitude avaient désenchanté son pas c’est le soir dans la bouche...
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Avant de jeter mon sac de couchage dans un bosquet de chênes verts je m'allongeai à la lisière et restai une heure à fumer mon tabac hollandais dans une pipe en buis, les jambes lasses. Une cloche battit et la masse de Lure rejoignit la nuit. En cette...
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Elle préfère le silence, et saisir avec son pinceau la mélancolie des existences, dont rien ne reste ou presque, que le souvenir des instants, heureux ou malheureux, mais dont le caractère éphémère fait tout le prix. Dominique Bona
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Un jour je serai et la mer et le sable, À tout ce qui existe je vais m’unir, Et mon sang entraîne en chaque veine Ces bras qu’un jour je vais ouvrir. Alors je recevrai dans mon désir Tout le feu qui demeure en la forêt Et que je connais comme en un baiser....
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À Ardentes, l'lndre coulait lentement, puissante, tachetée de feuilles d'or. L'automne commençait à couvrir les rivières de motifs léopards. La contemplation du courant me traversait de souvenirs paisibles. Les rivières ont-elles la nostalgie de leur...
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Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre est vaste. N'hésite jamais à t'éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances. Amine Maalouf
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Je ne sais si, une fois, il sera accordé à vous, à moi, et à quelques autres ; de renouveler le monde – cela, nous le verrons. > Mais nous devons le renouveler chaque jour en nous, sinon nous n’arriverons à rien. Hermann Hesse Pour l’instant il est en...
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