Peut-être ton sommeils'est il aussi dépris du mienet sur la mer et sur sa nuitm'a-t-il cherchécomme avant toi et moi,quand tu n'existais pas encore,quand, sans t'apercevoir,je naviguais de ton côtéet que tes yeux cherchaientce qu'aujourd'hui- pain, vin,...
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je n'aime pas les beaux livresque tu caresses du bout des doigtsles belles, rares, introuvables éditionsque tu feuillettes avec admiration tu les poses dans ta bibliothèquedans un agencement précismais tu ne prends jamais le tempspour les ouvrir je ne...
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Il te reste le murmure que tu perçois en plaçant contre ton oreille un coquillage vide. La vie : mot qui s'insinue dans ta moelle et dans tes os, murmure évoquant la douleur, son qu'emplissent les océans.Aslı Erdoğan
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Tu accorderas du temps au silence.Tu ne te laisseras plus envahir par le bruitAssourdissant de ton âme en souffrance.Tu poseras les armes de ta lutte intérieurePour trouver en toi, par toi, avec toiLa paix si nécessaire à ton coeur.Catherine Bensaid
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Les choses ont changé quand j'ai commencé, au lieu de te regarder, toi, à regarder ton regard. J'y ai lu des choses non dites, à peine pensées, fortement éprouvées. Un autre monde s'ouvrait devant moi, attirant et inquiétant. J'avais envie à la fois de...
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Jusqu'au bord de ta vie Tu porteras ton enfance Ses fables et ses larmes Ses grelots et ses peurs Tout au long de tes jours Te précède ton enfance Entravant ta marche Ou te frayant chemin Singulier et magique L’œil de ton enfance Qui détient à sa source...
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Je resterai éveillée jusqu’à l’aubeJe protègerai ton sommeilDes bruits nocturnesJ’éloignerai la guerre et l’identitéJe construirai les fragments de la maisonPour étaler les feuilles de poésieJe laisserai l’automne s’absenter de nos viesJ’attendrai le...
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Écrire relève de l’espérance. Tu mets la virgule là où tu veux que ça freine et le point là où tu veux que ça s’arrête. Quand tu veux laisser ton idée faire son chemin sans toi, tu rajoutes quelques points. Quand tu t’étonnes, tu peux t’exclamer, c’est...
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Les ans passèrent. Les orages moururent. Le monde s'en alla. J'avais mal de sentir que ton cœur justement ne m’apercevait plus. Je t'aimais. En mon absence de visage et mon vide de bonheur. Je t'aimais, changeant en tout, fidèle à toi. René Char
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Ton regard. Ta voix tu parais ton regard s’empare du mien m’enveloppe de silence de tendresse ta voix garde l’empreinte de ce qui t’a meurtrie et pourquoi naguère n’ai-je pas été là pour empêcher que survienne l’épreuve qui t’a laissé cette fêlure tu...
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