perdu en mes penséesau fond de ce caféoù je suis seul une visite un moineau sur ma table Charles Juliet
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"La terre n'est à personne, le fruit est à tout le monde", disait Gracchus Babeuf ! Proclamons que la terre n'est à personne et que ses fruits lui appartiennent. Et à la manière des coureurs sibériens, remercions-les en pensée, à chaque fois que nous...
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Je suis d’une époque révolue, je pleure pour un deuil , un sauvetage, le souvenir de ceux que je vois en rêve .Les larmes sont différentes entre elles,légères, chaleureuses, joyeuses, graves, inutiles … Erri de Luca
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Ma maison de mots, je la construis avec un grand souci de simplicité, de clarté, de rigueur. Pour bien recevoir mes mots, confie-toi au silence, rends-toi léger, transparent et laisse-toi bercer, porter, entraîner. Laisse les mots te pénétrer, rejoindre...
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Le Parisien ne va pas au Louvre, le Moscovite ignore le musée Pouchkine, les Madrilènes négligent le Prado. Puis chacun court le monde, pour se jeter dans des musées lointains. Voyager est absurde. Il m'a fallu un accident pour prendre soin de ce dont...
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Les sabots des chamois sont les quatre doigts d'un violoniste. Ils vont à l'aveuglette sans se tromper d'un millimètre. Ils giclent sur des à-pics, jongleurs en montée, acrobates en descente, ce sont des artistes de cirque pour le public des montagnes....
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Si peu d’êtres savent qui vous êtes. Pourtant, ce n’est pas que vous soyez verrouillé, que vous refusiez le contact, ayez peur du regard qui pourrait se glisser en vous. Non. Ce sont eux qui ne vous prêtent pas attention, n’éprouvent pas le besoin de...
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Le romancier de Manosque, lui, faisait rendre gorge de son venin au pays. Sa Provence grinçait dans le vent, gémissait sous le pied. Le caillou y affleurait, dur. L'eau y était rare, la nature cannibale. Le climat avait l'orage où la canicule à offrir...
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Il dit : ici, chez vous, on bâtit avec l'eau de la terre. Vous prenez l'eau d'un puits, d'une fontaine, d'un fleuve. Chez nous on bâtit avec l'eau du ciel.Nous la recueillons et quand nous en avons un peu, nous la gâchons avec la terre. Nos maisons sont...
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Je ne peux m’empêcher d’aimer ce que je vois : la beauté est partout où mon regard se pose lorsque le ciel n’est plus que la pourpre du cœur.Je regarde monter l’encens de ma pensée,comme ce feu subtil qui entoure les roses.L’ivresse la plus grande est...
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