lorsque la glycine se fait ciel aucun nuage n’est possible ; toute lumière impose un combat ; toute lumière peut en remplacer une autre même la plus céleste d’entre toute ; l’abondance c’est si bien confondre le monde (vertu des fleurs)Pierre Cressan...
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Pourquoi n'aimerions-nous pas les vivants comme nous aimons, avec une justesse instinctive, ceux dont la voix ne se fera plus jamais entendre sur terre ? Christian Bobin Peut-être parce que des vivants nous devons supporter les défauts, alors que nous...
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[…] sentir qu'il y a une petite partie de son âme qui, elle, ne sera jamais, jamais atteinte, et considère le tumulte de l'être avec une tranquillité dominatrice et comme immortelle. Avoir sa part d'éternité. Jean-René Huguenin
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Mon père est malade. Il va mourir cette nuit, nous ne le savons pas. Et là, son corps n'est plus que douleur. Il est dans sa chambre, Je suis dans la cuisine, Parfois il se lève, Vient à la porte Me regarde avec tant de souffrance Et je ne peux rien faire....
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Il parle aux hirondelles et s'entretient avec les loups. Il entre en réunion avec des pierres et organise des colloques avec des arbres . Il parle avec tout l'univers car tout est doué de sens dans l'amour insensé . Christian Bobin
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Savoir qu'il y a quelqu'un quelque part qui pense a vous, qui vous réserve un petit coin dans son cœur, au chaud, à l'abri de tout, c'est comme une couverture toute douce qui vous enveloppe et vous protège du froid.Agnès Ledig
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premiers martinets, petites ailes noires tendues comme des arcs, au dessus des toits de grisaille ; elles semblent toutes viser avec précision l’été qui s’approche, cible invisible et encore mouvante qui expliquerait ainsi l’incroyable danse aériennePierre...
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Il y a un temps où ce n'est plus le jour, et ce n'est pas encore la nuit. Il y a du bleu dans le ciel, mais c'est une couleur pour mémoire, une couleur pour mourir. On voit ce qui reste de bleu et on n'y croit pas. La dernière lumière s'en va. Elle a...
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Je détestais les hommes, parce qu'ils ne restaient pas pour m'aimer comme un père. Si je perçais un trou en eux, je démontrais qu'ils n'étaient pas du matériau dont on fait les pères.Sylvia Plath
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comme un duel de jaune et d’ailes, une lutte perdue dans la lumière infime, combat ou bien jeux de deux mésanges ; le printemps est une arène pour les élans incontrôlés des couleurs Pierre Cressant
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