Aimés, aimésCe monde est celui de la dérisionOn substitue le mal au bienSur les écrans la haine a le goût du painLes rejetés sont légionEt plutôt que de chercher l’absolutionDans l’amour, l’évangile, la compassionOn préfère laisser le sol en frichesAux...
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Écoute. Le lierre cadence une musique douce, à voix basse, pour tenter d'apprivoiser la pluie. Regarde. On dirait que le mur étonné laisse tomber les bras, tiges souples et feuillues, comme s'il était conscient tout à coup de n'être qu'un coeur sec sous...
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toujours cette même impression qui revient, le son des cloches qui reste en retrait, juste au bord des fenêtres, peut être même des cours, le son qui n'ose aller plus loin, son domaine déjà tout tracé comme l'ombre dessinée sur le sol répétée chaque jour,...
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Qu'importe le résultat : seul l'effort donne un sens à l'existence ! Il ne faut jamais braquer son regard sur la distance, mais sur le pas. Ce pas-ci gagné, songer aussitôt au suivant.Tierno Monénembo
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Rien n'y fait. Le soleil peut briller à nouveau, les hirondelles glisser plus haut pour cueillir dans le vent leur nourriture invisible. Rien n'y fait. Le mur se lézarde comme s'il ne pouvait tenir la promesse de sceller un toit pour abriter les jours...
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à Venise il y a des îles lisibles et des îles invisibles, celles tournées vers la mer et celles qui jouent à la terre ferme ; l’illusion joue alors son œuvre, le labyrinthe est amplifié, le chemin reçoit des échos à la fois du monde marin et du monde...
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La douceur est une force de transformation secrète prodiguant la vie, reliée à ce que les anciens appelaient justement puissance. Sans elle, aucune possibilité que la vie s'augmente dans son devenir. Je crois que la puissance de métamorphose de la vie...
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Parfois, dans la touffeur de l'oreiller, le creux des mots ne suffit plus pour se tailler une bulle où respirer, chanter à la nuit tous ses rivages dépliés. On voudrait peser plus lourd encore, s'enfoncer loin dans l'épaisseur des draps, disparaître......
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beauté du bourdon posé contre la vitre, ses couleurs noirs jaunes et blanches livrées à la transparence, surimpression sur le vert jardin et le rouge variable des tuiles anciennes ; éphémère vitrail de l’infime accroché à la lumière du jour Pierre Cr...
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entendu le printemps en cette ville, pas seulement dans le chant des oiseaux invisibles provenant des toits mais aussi dans le son des cloches et des vagues, plus léger, plus clair qu’en hiver ; l’infime est aussi une définition du grand Pierre Cressant...
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