la glace épaisse sur le bassin du petit parc, soudain comme une autre possibilité du sol, un sol comme agrandi, élargi de toute part, prolongé par la force fragile du gel, une nouvelle aire pour évoluer dans la lumière et le miroitement ; phénomène que...
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Blessure dans la poitrineQui oppresse se presse se compresseLes forêts avancentGardiennes geôlières ou totems deboutLà-bas respire le motQui dit solitudeQui dit purificationLa lune impeccable et seule La poésie peut-elle sauverQuand les verbes agonisentVirginia...
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journal papier, résistant encore aux écrans parce qu'il est devenu entre temps gratuit et vide de réflexion ; le livre qui lui a bien du mal à s'imposer encore dans les rangs ; jusqu'à quand les mains des voyageurs le supporteront ?Pierre Cressant
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Il n'y a pas de frégate meilleure qu'un livrePour nous nous faire oublier les terresNi aucun coursier comme une pageDe poésie enlevéeCe chemin de traverse peut être pris par les plus pauvresSans obligation de péage Comment frugal est le charQui porte...
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Malheur à l'homme qui oubliant son devoir de merveilles, a, par vœu de puissance ou par avidité, trahi la main tendue et le rite de partage. Mais honneur à ceux qui vont et viennent et partagent avec l'autre la douceur de la halte.Lyonel Trouillot
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mains d’espoir pour voiler un peu la violence du monde mains de promesses pour voler le peu de vie que la lumière propose ces mains qui par leur danse semblent developper le cadeau invisible du temps Pierre Cressant
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La maison près de la fontaine Couverte de vigne vierge et de toiles d'araignée Sentait la confiture et le désordre et l'obscurité L'automne, l'enfance, l'éternité Autour il y'avait le silence Les guêpes et les nids des oiseaux On allait à la pêche aux...
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Vaincre le jour, vaincre la nuit, Vaincre le temps qui colle à moi, Tout ce silence, tout ce bruit, Ma faim, mon destin, mon horrible froid. Vaincre ce cœur, le mettre à nu, Écraser ce corps plein de fables Pour le plonger dans l’inconnu, Dans l’insensible,...
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La rose qui meurt de soif a besoin du jardinier, mais le jardinier a encore plus besoin de la rose qui meurt de soif : sans la soif de sa fleur, il n'existe pas. Amélie Nothomb
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qu'Haussmann est austèreles jours gris d'hiver ; n'aurait-il pensé la matière de ses immeubles palais, leur alignement morose sans animation de couleurs plaqué le long des rues sans fin, qu'un jour de grand soleil pour ne pas avoir imaginé cela Pierre...
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