Le danger n’est pas dans la multiplication des machines, mais dans le nombre sans cesse croissant d’hommes habitués, dès leur enfance, à ne désirer que ce que les machines peuvent leur donner.Georges Bernanos
Lire la suite
Essayant de donner, je vois que je n’ai rien Voyant que je n’ai rien, j’essaie de me donner Essayant de me donner, je vois que je ne suis rien Voyant que je ne suis rien, j’essaie de devenir Essayant de devenir, je vis.René Daumal
Lire la suite
lever de soleil sur la plaine, pavillonnaire illimité, après des semaines de gel vif et de neige ; on se croirait presque au printemps - le blanc qui n'est plus là, évidence soudaine précipitée mais apaisante, juste à la sortie du tunnel ferroviaire ;...
Lire la suite
On pourrait partir loin cela ne changerait rien il faut remettre en état la tête absorber le choc ensuite seulement on pourra voir peut-être s'il y a du ciel plus bleu et pas d'hiver ailleurs Antoine Emaz
Lire la suite
Le corps et l'esprit tout entiers tendus vers elle. Malaxer les mots, comme un sculpteur le fait de sa terre glaise. Murmurer ad libitum des bribes de phrases, pour les accoucher tout à fait. Rester indifférents aux bruits et aux appels. À la faim et...
Lire la suite
«grand mère» et pourtant pas moins femme ; l'âme, elle, ne change pas de silhouette, elle ne connait pas la ride, seule sa profondeur peut s'accentuer, la métamorphose des apparences tout simplement n’est pas de son domaine ; alors dans certains contextes...
Lire la suite
Plus je grandis, moins je suis. Plus je me trouve, plus je me perds. Plus je m’éprouve, plus je vois que je suis fleur et oiseau et étoile et univers. Plus je me définis, moins j’ai de limites. Fernando Pessoa
Lire la suite
Alors, inévitablement, je me trouve comique. Parce qu’il y a quelque chose de comique à prendre conscience de sa propre solitude en s’adressant à quelqu’un par des voies qui vous empêchent précisément d’être seul. Enrique Vila-Matas
Lire la suite
le cygne, sa tête et son corps plongés entièrement dans l'eau, le plumage de sa queue seul ressorti, reproduit de loin exactement la voile blanche d'un petit bateau ; cherché alors sur les bords l'enfant et son bâton guide, l'enfant de cette petite voile...
Lire la suite
Pour tromper le monde, je m'habille avec élégance chaque fois que je sors. J'allume mon sourire. Je maquille un peu ma tristesse puis je mets mes lunettes de soleil pour que personne ne remarque ton absence au fond de mes yeux. Jón Kalman Stefánsson
Lire la suite