Je somnole sous un cèdre quand un orage me chasse dans la cabane. Alors, se déploie en moi un immense sentiment de sécurité procuré par le spectacle d'une tasse de thé fumant pendant que, dehors, le ciel se déchaîne. L'ouest est en fusion. La pluie a...
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La lumière, voilée ou non, rendait la nature métallique jusque dans le moindre détail. Vibraient, comme mille départs d'instantanées douceurs, des éclats or, argent ou cuivre selon les traversées éparses de clarté miroir, dernier couronnement de l'été...
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Quand on ne sait trop que faire de sa vie, on peut toujours en faire des mots. Et finalement ce sont eux qui la font, ils ont ce pouvoir ; car les hommes "inventent" les mots autant que les mots "inventent" les hommes... jacques dor
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Il avait suffi de huit mètres pour me briser les côtes, les vertèbres, le crâne. J’étais tombé sur un tas d’os. Je regretterais longtemps cette chute parce que je disposais jusqu’alors d’une machine physique qui m’autorisait à vivre en surchauffe. Pour...
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dans son chemin vers le large, l’horizon a trébuché sur un filet de lumière, sur un caillou de verdure ; la ligne des grands arbres a tenu un discours de contradiction ; elle a infléchi les arguments de l’infini © Pierre Cressant Blog havre lumière
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Le monde est absurde et désordonné mais si je m'attache à regarder un brin d'herbe ou un nuage ; je reste férocement attaché au monde. jacques dor
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Ma jouissance se nourrissait du retour de mes forces. Guérir tenait du processus végétal : la santé se distribuait dans l’organisme comme les fibres de la plante. Elle rampait, poussait. Mon soin était de la laisser se déployer en jouissant mezza voce...
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Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n’est qu’une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ce qu’on aime, alors on aime à nouveau et c’est toujours la même personne que...
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Il faut beaucoup de bras pour serrer le monde, l'étreindre et lui communiquer un peu d'amour. À chacun de faire pousser les forêts de bras qui manquent à nos vies afin de remplacer les forêts du vide et de la haine. jacques dor
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La vodka, en ces contrées, est le meilleur allié des gouverneurs, le couvercle sur le chaudron. Sans lui, que de rébellions naîtraient ! […] Ne sait-on pas que les vraies révolutions sont toujours menées par des Staline, des Robespierre ou des Saint-Just...
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