Je laisse les fines gouttes d’eau se déposer sur mon visage. Je m’emplis du parfum des arbres mouillés. Le jardin brille sous la pluie. Ça n’est pas grand chose, mais pour moi, en ce moment, c’est tout. Valérie Forgues
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Je sais que je ne rencontrerai plus jamais rien ni personne qui m’inspire de la passion. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu’un, c’est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement… Il y a même un moment, tout au début,...
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Quand l’aube panse ses plaies et refuse De mourir les champs de coquelicots Défroissent leurs jupons comme une ruse Quelque chose vient rejoindre les mots Nazim Hikmet
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Je ne suis qu’une originale, une rêveuse qui veut vivre loin du monde, vivre la vie libre et nomade, pour essayer ensuite de dire ce qu’elle a vu et peut-être de communiquer à quelques uns le frisson mélancolique et charmé qu’elle ressent en face des...
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Le soleil se couche dans les flaques pour rester plus longtemps sur la terre. Tu ne peux plus t’en aller de ma chambre parce que je suis debout sur tes derniers pas. Tu ne peux plus sortir du filet que mes mains tendent sur toi tu es au centre de l'étoile...
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J'ai aimé la chair et les livres. J'ai regardé bouger les corps dans la lumière du jour. J'ai contemplé l'invraisemblable beauté des femmes. Corps et phrases me sont également désirables, et l'objet d'anxiétés semblables… Les corps et les livres ont une...
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Il aurait fallu garder l'intense brûlureDe cette nuit d'étoilesQuand la terre sentait chavirerToutes ses forces de montagnesQuand nous restions sans nous parlerLisant le fin mot dans le noir L'heure approche où le feu reprendraD'un coup de feuillage ou...
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Et maintenant ? Dans quelle direction continuer. Avant il y avait au moins cette forêt, ce tournant vers quelque chose qui appelait, une chair à vif. Maintenant c’est comme un pré de ronces en proie à un soleil qui écume, lumière de mort plaintive, dans...
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Difficile, rouge-gorge, de t’appeler mon ami, toi, l’inconditionnel ami, déjà, des jardiniers, du labeur paisible et sans arrière-pensée, des semaisons heureuses.Mais comment fais-tu, toi qui les survoles par petits sauts furtifs, pour accepter aussi...
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Les escaliers familiers Avec quelle confiance les aveugles descendent les escaliers familiers. Seuls ceux qui ont quelque chose à perdre deviennent craintifs à la tombée de la nuit. Jane Hirshfield
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