La solitude est un bien premier de la vie, au même titre que la nourriture ou le sommeil. La nécessité de nous procurer quotidiennement ces biens nous dispense de toute autre justification : pas plus qu'on raisonne le besoin de manger ou dormir, on ne...
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Ils avaient raison, ces gypaètes, de tracer leurs auréoles comme les vautours des films de Sergio Leone, car notre monde était presque mort. Ils devaient le prendre pour une carcasse de bison. Sylvain Tesson
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Ces tracés en étoiles et ces lignes piquetées étaient les sentiers ruraux, des pistes pastorales fixées par le cadastre, des accès pour les services forestiers des appuis de lisières, des viae antiques à peine entretenues, parfois privées, souvent laissées...
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...Vous êtes dans cette lumière qui est le fond de la vie même : elle n'est pas l'oubli de nos morts. Elle est leur présence pure, mêlée à la douceur de l'air- blessure et force. Christian Bobin
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La forêt filtrait le soleil en tisserande et je traversai les rais avec l'impression de me laver le visage à chaque explosion de clarté. Sylvain Tesson
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Il existe un langage bien plus ancien et plus profond que les mots. C'est le langage des corps, du corps à corps, du vent sur la neige, de la pluie sur les arbres, des vagues sur la pierre. C'est le langage du rêve, du geste, du symbole, de la mémoire....
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De même que le petit enfant quand il commence à marcher, s'appuie au corps de sa mère comme à ce qui lui semble d'une solidité à toute épreuve, de même nous devons, pour traverser le monde, nous appuyer à cette solitude en nous, inébranlable. Christian...
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Le thé est la "politesse de l'Orient", le breuvage des conversations, l'élixir du temps qui passe, servi avec lenteur et cérémonie pour que puissent se nouer les dialogues, se jauger les âmes, se juger les esprits. Sylvain Tesson C’est tout de même curieux,...
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Cher Mars, entrez ! Comme je suis contente ! Je vous espérais tant. Posez votre chapeau, vous avez dû marcher, comme vous êtes essoufflé ! Cher Mars, comment allez-vous ? Avez-vous bien quitté la nature ? Oh mars, venez en haut avec moi, j'ai tant de...
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Le bateau eut sur moi un effet étrange. Il reproduisait exactement mon rêve le plus fréquent d’un bateau fiché dans le sol, incapable de naviguer par suite du manque d’eau. Et je l’avais devant moi, échoué et statique ... Anaïs Nin (extrait)
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