Je croise des femmes transportant sur leur tête la corvée de bois sec pendant que les hommes traînent de tasse de thé en tasse de thé leur propre corvée : la vie. L'homme est le fardeau de la femme indienne. Sylvain Tesson (J'ai vu, par deux fois, les...
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Un soir, au cours d'une promenade je sentis sur mon visage l'imperceptible caresse fulgurante d'une aile de chauve-souris, le contact le plus doux qui soit passé sur mon visage. J'avais eu l'occasion les années précédentes d'oublier les caresses. Je n'eus...
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L'amour de soi est le premier tressaillement du Dieu dans la jubilation d'un cœur La douceur de vivre est l'avancée d'une vie éternelle dans la vie d'aujourd'hui Christian Bobin (L'Amour de soi c'est enfin se connaître, Comprendre qui on est vraiment...
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J'avais appris que la patience était une vertu suprême, la plus élégante, la plus oubliée. Elle aidait à aimer le monde avant de prétendre le transformer. Elle invitait à s'asseoir devant la scène, à jouir du spectacle, fût-il un frémissement de feuille....
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C’est le parfait objectif du pouvoir, arriver au plus haut degré d’incompétence et décider de tout. Je vois la société comme une construction faite de matériaux de plus en plus mauvais au fur et à mesure qu’elle progresse vers le haut. Erri de Luca
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Ta manière de noircir des cahiers avec des citations picorées dans les livres, et ce matin je pense que ces cahiers sont la plus juste image de toi, du mouvement de ton âme vers le noble et le pur. Christian Bobin
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Pourquoi détruire une bête plus puissante et mieux adaptée que soi ? Le chasseur fait coup double. Il détruit un être et tue en lui-même le dépit de n'être point aussi viril que le loup ou aussi découplé que l'antilope. Pan ! Le coup part. " Enfin", dit...
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Notre mer qui n’es pas aux cieuxet qui de ton sel embrassesles limites de ton île et du monde,que ton sel soit bénique ton fond soit béniaccueille les embarcations bondéessans route sur tes vagues,les pêcheurs sortis de la nuit,et leurs filets parmi les...
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Une pièce presque vide ou penser, rêver, lire, attendre, un endroit dans ce monde où tu n'aurais plus à répondre "présente" quand on te parle, un petit espace dauphinois de solitude, de lumière et de calme ... Christian Bobin
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Au Baikal, séparés par des dizaines de kilomètres de côtes, vivant dans la splendeur des bois, les hommes se déchirent comme les voisins de palier d´une vulgaire mégapole(...) L´harmonie des lieux n´y fera rien. L´homme ne se refait pas. Sylvain Tesson...
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