Tu crois au destin, aux signes, au dieu des choses. A moi, il m'a suffi d'une plus petite explication. Être un engrenage dans la machine du monde. Je pense à ma mère. Pendant les bombardements, avant de descendre dans l'abri, elle passait une minute à...
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Par ces longs grands froids, dans la terre devenue comme de la pierre,les futures fleurs dans leurs capsules, leurs étuis.Oiseaux rapprochés des maisons.Philippe Jaccotet
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- Un toast pour vos petits papillons chéris, proposa-t-il. - Pour mes petits chéris volants, répondit Ivan. - Vos petits confettis fragiles qui mettent des couleurs dans le vent. - Un toast pour les billets d'amour que s'envoient les fleurs. - Santé aux...
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Après une journée de silence, la voix reste volontiers en coulisse. (...) Le yiddish a été enfermé, étouffé : il a besoin d'air. Ses lettres se raniment sous les yeux et veulent se dégourdir les jambes sur les lèvres. Elles veulent la liberté. Erri de...
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Ces eaux, à la fois ivres et pures, on pourrait presque croire aussi qu'elles rient ... Elles auraient appris à rire, comme les chèvres, dans les rochers, la pierraille, à l'ombre des derniers aigles. Philippe Jaccottet
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Dans les steppes de l'Asie centrale ex-soviétique, avec mes trois chevaux ou sur mon étalon des plaines mongoles, j'ai découvert une nouvelle jouissance : regarder sa bête se nourrir. Aucune autre musique n'est douce à l'oreille du cavalier comme la mastication...
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Nicola m’a enseigné la mer sans dire : on fait comme ça. Il faisait comme ça et comme ça c’était bien, non seulement précis mais beau à voir, sans hâte. Le comme ça de Nicola avait l’allure des vagues, ses gestes faisaient une rime que j’apprenais à saisir....
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Accepter ne se peutcomprendre ne se peuton ne peut pas vouloir accepter ni comprendre. On avance peu à peu comme un colporteur d'une aube à l'autre Philippe Jaccottet
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Les eaux dormantes sont maléfiques. Les lacs exhalent une atmosphère mélancolique parce que les esprits y maraudent en vase clos, ruminant leur chagrin. Les lacs sont caveaux. La vase y diffuse une odeur délétère, la végétation y plaque de sombres reflets....
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Je sentais le vide tout autour, nous étions tous les deux une lourde grappe de raisin qu’on allait détacher. Mais la grappe tremble à l’arrivée des vendangeurs, l’épi vibre de douleur au bruit de la faux voisine, nous non, nous étions immobiles et tendus,...
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